Je blogue parce que j’aime ça. Et je blogue pour plein d’autres millions de raisons.
Mais je blogue aussi beaucoup pour connaître les autres. C’est qui les autres? C’est qui ces gens que l’on ne connait pas? Ceux qui marchent dans la rue et que l’on se demande où ils s’en vont et qu’est-ce qu’ils font.
Et bien les blogues ça brisent les barrières pour ce genre de choses.
On peut épier plein de gens que l’on ne connait pas. On peut seulement les observer de loin, sans laisser de commentaire, et connaître toute leur vie (ou celle qu’ils veulent bien montrer).
On peut même interagir avec eux, ben oui. Un blogue c’est fait pour ça.
Et à partir d’un blogue, la relation peut passer à un autre niveau. MSN, email, facebook. Nommez-les.
Et dans de rares occasions (peut-être que ça devrait l’être de plus en plus fréquents je crois bien, pour moi en tout cas), les blogueurs délaissent leurs claviers et leur monde virtuel pour partager leur vision de la vie en personne.
Des rencontres très riches ça donne.
Depuis plusieurs mois maintenant, deux tourtereaux m’ont piqué la curiosité.
Nous avons échangé sur plusieurs niveaux. Et intuitivement, d’emblée je savais que de partager du temps “en vrai” avec eux serait du domaine du très possible.
Et l’idée était dans le très réciproque.
Un échange à trois, comme on dirait. Mais plus intellectuel, pas physique. Nous ne sommes pas sur Craigslist, mais sur la bloguosphère.
Mais qu’est-ce qui fait que des blogueurs se rencontreraient dans la “réalité” (je le mets entre guillements, parce que pour moi le virtuel et le réel c’est du pareil au même)?
Je crois surtout que ce sont des intérêts communs. Des idées communes comme vouloir changer le monde, de partager mots et opinions, de vouloir en savoir plus sur soi-même, la santé, le goût de rire et d’avoir du plaisir. C’est ce qui nous a réunit hier.
Mais c’est étrange. D’emblée, je le savais. Je le savais que le contact serait aisé et facile. C’est fascinant.
L’ouverture est immense.
Des gens qui se rencontrent pour la première fois réussissent à partager plusieurs heures de leur temps sans même voir passer le temps.
La première fois. Première rencontre. On ne se “connait pas”, mais on se connait. Peut-être même plus que bien des gens nous connaîtraient.
Tout cela parce que l’on décide de se laisser aller et de partager nos trucs publiquement via le web. La richesse est là.
Les rencontres sont beaucoup plus profondes. Il n’y pas de “pis y fait pas chaud dehors?” en regardant le plafond. Non.
Et ce qui est encore mieux, c’est de connaître l’histoire derrière l’histoire. Le pourquoi du comment qui fait que chacun soit motivé à faire ce qu’il fait, et pourquoi il le fait.
Derrière chaque clavier, chaque mot écrit via le web, il y a une personne.
Une personne. Et elle pourrait être bien plus intéressante que l’on le croirait.
À travers le web, à travers les mots écrits par ces gens, on réussit à les connaître sur une profondeur qui prendrait probablement beaucoup plus de temps en personne. En fait, ça prendrait peut-être le même temps en personne.
À condition de se rencontrer plusieurs fois par semaine pour se raconter nos histoires et nos pensées sur ces histoires.
Mais avons-nous le temps de faire ça aujourd’hui? Même mes meilleurs amis je ne les vois pas assez à mon goût.
On dit “blogue”, mais en fait c’est une parcelle de chaque personne en mots disponible sur demande. C’est une petite porte ouverte sur la vie d’un autre.
Un autre qui est probablement de beaucoup semblable à soi-même.
Hier soir, les deux tourtereaux étaient (je sens et je sais que l’on meurt d’envie de savoir hein?):
Ils sont un couple dans la vie. Un couple que j’ai nommé mon couple modèle qui m’aidera à passer au-travers ma phobie de l’engagement. C’est Gen qui m’avait conseillé le livre en plus.
À les voir, ça me donne presqu’envie d’être en couple. Presque.
Ils ont une belle chimie et se complètent super bien. C’est beau à voir.
Et comme je le croyais, c’est deux superbes personnes.
Gen et moi échangions beaucoup sur l’entraînement, le fitness et la santé.
PL a son humour absurde qui m’a fait bien rire.
Alors, selon sa question qui tue, si j’avais à choisir entre la mort de mon père ou la mort de ma mère, je choisirais la mort de mon père. Pour la seule et unique raison que mon père ma pardonnerait, mais ma mère reviendrait me hanter et me sacrer une volée sinon. Une drôle de question, hein? Ouais.
Et j’ai aussi perdu deux bières à cause de 3 secondes. Un drôle de pari où l’on se demandait combien de temps le gros mononcle sale sur la piste de danse sortirait de là après que ses proies soient parties. J’avais misé 2:35 minutes ou plus, il est sorti à 2:32 le salaud.
Ils habitent sur le Plateau. J’adore le Plateau.
Ça nous a pris 4-5 bars avant d’en dénicher un d’ouvert un 1er janvier, celui où Éric Lapointe fait sa tannière. Le Tap Room.
Les gens présents avaient l’air pas mal des habitués de la place. Une fille de Loft Story y était, mais je ne la connais pas.
Pour terminer ensuite avec une énorme poutine à La Banquise. Une excellente, mais vraiment excellente poutine 24h sur 24h. Au diable la santé et la forme, on est encore dans la semaine de vacances, non?
Alors, quand les blogueurs se rencontrent, ça donne de bons moments. Très même.
Ils ont été forts ces deux-là de survivre à cette soirée, je suis rentré chez moi presqu’à 4am. Je n’ai jamais vu le temps passer.
Merci à vous deux.
Pour ceux que ça intéressent de rencontrer d’autres blogueurs, il y a le Yulblog organisé depuis longtemps.
Mais il y a aussi Nayrus (nayrusetvoila.blogspot.com) qui en organise une moins officielle, mais probablement plus “casual” (et qui moi m’intéresserait plus aussi) le 17 janvier 2009 au St-Sulpice. Toutes les infos ici.
La liste de gens blogueurs présents s’allongent, la voici:
J’aurais aimé y être. Mais je serai à Vancouver. Une prochaine fois. Et qu’ils s’amusent bien est mon souhait.
Et détrompez-vous, des blogueurs qui se rencontrent ne se communiquent pas juste avec MSN, ça parle aussi pour vrai ce monde-là.